Il n’y a pas de handicap, il n’y a que des différences

Publié le 31 mai 2017 | Une / Vie quotidienne

Il est l’invité des rencontres organisées par l’association “Trois enfants autour du monde” mardi 30 mai à 20 h 30 à la salle des fêtes de Saint-Nazaire-sur-Charente et mercredi 31 mai à 20 h 30 à la médiathèque de Saint-Agnant. Ces soirées ont pour thèmes “le handicap visuel et l’aventure”. Rencontre.

Comment vous définissez-vous ?

Je me présente comme un aventurier de la vie tant sur le plan physique puisque je voyage de long en large dans le monde entier mais aussi sur le plan de la conscience. J’essaye de transformer ma destinée et de vivre le plus spontanément possible. J’ai intégré la cécité à ma vie. Cela n’a pas toujours été le cas mais elle fait maintenant totalement partie de moi.

Comment se déroulent vos conférences ?

Les conférences s’appuient sur le film que nous avons produit avec le réalisateur écrivain Lilian Vezin et qui s’appelle “Deux hommes, un regard”. Ce film raconte 40 ans de ma vie de voyage et plus particulièrement mon périple en auto-stop au Maroc. Il donne une image de l’instant présent mais en fait, c’est un prétexte pour évoquer le travail d’acceptation de ce que la vie nous propose. C’est indispensable pour être en paix avec elle. Ça implique l’acceptation de toutes les différences qu’elles soient religieuses, sociales ou autres.

Comment réagit le public ?

Le public vient voir l’écrivain aveugle qui passe sa vie à courir le monde. Il me témoigne de l’enthousiasme et de l’admiration. Bien sûr, cela flatte mon ego mais je n’ai plus besoin de ça. Ce qui m’intéresse dans tout ça, c’est aller vers les autres et les aider. Je préside une association qui s’appelle “Anagramme de la Rose” (oser). Elle permet plusieurs actions mais celle qui prédomine en ce moment consiste à aider des aveugles en Afrique.

“Une occasion de grandir”

Quels messages souhaitez-vous transmettre ?

Dans les conférences, je ne raconte pas seulement ma vie. L’objectif est aussi de faire parler les autres et de les écouter. Je me rends compte que maintenant les gens manquent d’amis. Pourtant, l’important, c’est d’échanger ! Nous avons tendance à confondre relation et communication. Cela n’a pourtant rien à voir. La communication sert à rapprocher ceux qui sont loin, la relation se vit en direct avec tous ses sens. Je constate que les relations sont de plus en plus compliquées. Si quelqu’un vous agresse, il faut le prendre comme une occasion de grandir et d’explorer des zones en soi que l’on ne connaît pas. Évitons les tabous et créons des espaces de rencontres.



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