Le choix de L’HEBDO : comment fonctionnent les festivals ?

Publié le 20 avril 2017 | Actualité / Le choix de L'HEBDO / Une

Un violon sur le sable accueille près de 50 000 personnes chaque soir sur la plage de Royan.

Pour assurer les préparatifs et leur financement, tous les festivals ne s’organisent pas de la même manière. Focus sur le Free Music et Un violon sur le sable.

Francofolies, Free music, Summer Sound, Un violon sur le sable… En Charente-Maritime, les rendez-vous musicaux ne manquent pas. Chaque année, les nombreux festivals du département accueillent plusieurs dizaines de milliers de spectateurs venus assister aux concerts de leurs artistes préférés. Des moments intenses dans une ambiance conviviale qui feraient presque oublier les longs mois de préparation que nécessitent de tels événements. Car derrière l’apparente décontraction se cache le travail de professionnels du spectacle qui doivent gérer la totalité de l’organisation, sur le plan logistique comme sur le plan économique.

Associations ou sociétés privées
Pour assurer le travail à l’année, chacun doit se structurer. Tous ne choisissent pas le même modèle. Dans certains cas, le festival opte pour le modèle associatif. C’est notamment le cas du Free Music de Montendre, géré par l’association A Donf. L’équipe est composée de six salariés et peut compter sur le soutien de 250 bénévoles durant l’événement.

D’autres préfèrent opter pour le modèle privé. Le festival Un violon sur le sable à Royan est géré par Production 114, une société créée par Philippe Tranchet, fondateur et actuel président du festival royannais. Son entreprise compte quatre salariés. Elle est spécialisée dans l’organisation de concerts et de manifestations culturelles. Un statut qui ne permet pas à ceux qui ont choisi ce modèle de faire appel à des bénévoles, à moins d’obtenir une dérogation.

Qui dit organiser, dit aussi assurer le financement et la logistique de l’événement. Si la billetterie constitue une part importante de leurs budgets, les festivals doivent compter sur l’appui des collectivités locales et de partenaires privés.Communes, villes et communautés de communes figurent généralement parmi les principaux soutiens. « Avec Montendre, nous avons mis en place une démarche écologique et sociale autour du lac », explique Samuel Vincent, président du Free Music.

« Nous prenons des risques énormes »
Un rapport de proximité qui n’est pas le même pour Un Violon sur le sable. « Le festival est une marque déposée. Nous passons un contrat avec la mairie de Royan en demandant une participation à hauteur d’une certaine somme. S’il y a un accord, l’événement aura lieu. Par contre, si nous ne sommes pas en mesure de le fournir, nous ne toucherons rien. Chaque année, nous prenons des risques énormes », explique Philippe Tranchet.

Le département et la région peuvent également choisir d’octroyer une subvention à un festival s’il répond à un certain nombre de critères. Enfin, les partenaires privés peuvent être intéressés par le rayonnement de l’événement ou y trouver une complémentarité commerciale avec leurs propres produits.



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