Le choix de L’HEBDO : le SDIS 17 se jette à l’eau

Publié le 26 juillet 2017 | Actualité / Le choix de L'HEBDO / Une

Le paddle, un outil devenu indispensable au sauvetage en mer.

Ils n’ont pas forcément la plastique d’une Pamela Anderson ou d’un David Hasselhoff mais les sauveteurs du SDIS n’hésitent pas à se jeter à l’eau, bien souvent loin des idées reçues.

Être le premier ou le second département touristique de France, suivant les années, impose à la Charente-Maritime de mettre le paquet d’été en été, côté surveillance des plages. Il est vrai qu’avec ses 463 kilomètres de façade maritimes et son lot de plages aussi divers que varié, le département et son Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 17) doit miser sur la carte surveillance renforcée avec maxi-prévention.

De 18 à 62 ans
Pour cela, 260 sauveteurs âgés de 18 à 62 ans, armeront chaque jour, de fin juin à début septembre, les 56 postes de secours que compte le département. Au total, 300 sauveteurs ont été recrutés et formés, cette année encore, par le service de surveillance des baignades et des activités nautiques du SDIS 17. L’affectation est effectuée après une période de huit de mois de formation intensive, sanctionnée par le fameux stage « mer  » réalisé en immersion durant une semaine. A noter que les sauveteurs du SDIS comptent 30 % de filles et qu’elles assurent la fonction de chef de poste, pour la moitié des postes de secours.

« Nous avons créé une grille d’évaluation de la dangerosité des plages et de la baignade. C’est unique en France. Elle prend en compte divers éléments, comme la clarté de l’eau, les courants, l’impact des marées. Chaque plage a ainsi son niveau de dangerosité réévalué tous les ans et qui nous permet d’affecter les sauveteurs en fonction de leur degré d’expérience », explique le chef du service de surveillance des baignades et des activités nautiques, le Commandant David Caron. En 2016, les sauveteurs charentais-maritime sont intervenus à 5 500 reprises.

500 aides à la baignade
« 80 % du temps c’était pour de la bobologie, où pour des enfants perdus et retrouvés… », précise le Cdt Caron. Seulement 500 interventions ont concerné l’aide à la baignade. Des chiffres stables d’une année sur l’autre. Et quels moyens mis en œuvre pour les assurer ? Aussi curieux que cela puisse paraître, majoritairement le paddle. Une idée partie d’un pari audacieux il y a une dizaine d’années et qui depuis à fini par s’imposer. « Fabien Boireau qui est maître nageur sauveteur et qui à l’époque était champion de France de sauvetage en paddle m’a dit : “On fait le test. Un jet-ski sur sa remorque et ses deux sauveteurs contre un paddle et son sauveteur, celui des deux qui arrive le premier à 300 mètres au large a gagné”. Le paddle a gagné », explique David Caron.

Aujourd’hui nos 56 postes de secours sont équipés d’au moins un paddle, même si certains d’entre eux bénéficient également de semi-rigides ou de jet-ski. Un coût moindre certes, mais surtout une rapidité de mise en œuvre éprouvée et une absence de dangerosité pour évoluer entre les baigneurs. Le paddle indispensable aux sauveteurs ? Oui, comme ces derniers le sont à la surveillance de nos plages.



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