Les jeunes accèderont-ils encore aux logements en zone rurale ?

Publié le 6 décembre 2017 | Actualité / Le choix de L'HEBDO / Une

C’est la construction neuve qui sera la plus impactée par le changement de loi

La fin du prêt à taux zéro (PTZ) dans l’habitat ancien et sa forte réduction dans le neuf pourrait freiner l’accès à la propriété des jeunes Charentais-Maritimes.

En septembre dernier, le gouvernement a remis en discussion le PTZ dans la loi de finance 2018. Les zones B2 et C sont susceptibles d’être privées de cette mesure dans le cadre de l’achat d’un bien dans l’ancien. Ce sera effectif en 2019 seulement pour les logements neufs. En effet, un amendement déposé a “sauvé” ce PTZ qui passe à 20 % du prix total du projet, au lieu de 40 % jusqu’au 31 décembre 2017.

Cette mesure vise à concentrer l’effort financier sur les zones urbaines. Ce sont pourtant les zones les plus tendues, où les prix sont plus élevés et ne sont donc pas les premiers choix des primo-accédants.

Pour Yann Dupé, vice-président de la FNAIM 17, cela n’aura pas trop d’impact dans l’achat de biens anciens : « Les conditions étaient tellement drastiques qu’il était peu accessible finalement « , commente-il. Par contre, c’est dans la construction neuve que l’inquiétude est plus palpable.

« On n’aime pas trop le yoyo avec les prêts et le PTZ fonctionne bien « , lance Didier Robineau, vice-président rochelais de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Il ajoute : « Chaque acquéreur est fragile d’autant plus lors du premier achat « .

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 30 novembre.



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