Les rythmes scolaires vont-ils encore changer ?

Publié le 22 juin 2017 | Une / Vie quotidienne

Les Tap pourraient disparaître de certaines communes

Le Ministère veut laisser les communes décider de revenir ou non à la semaine de quatre jours.

A peine 3 ans après l’entrée en vigueur des nouveaux rythmes scolaires, les choses vont encore changer.

Pays rochefortais : tout le monde ou personne
Dans le sud du pays rochefortais, les choses sont claires : toutes les communes devront adopter la même organisation. C’est le SEJI qui décide pour ses 11 communes membres, mais sa présidente Valérie Barthélémy veut consulter tout le monde : « On veut que chaque commune membre du SEJI et leurs adjoints à la scolarité se rapprochent des écoles et de l’Éducation Nationale pour négocier. On prendra ensuite une décision uniforme pour ne pas avoir à en gérer certaines avec des TAP (temps d’activités périscolaires) et d’autres sans« .

A Tonnay-Charente, pour l’heure le maire ne veut pas revenir sur la semaine de cinq jours, installée difficilement. Les TAP sont d’ailleurs toujours gratuits cette année.

Aunis Sud en parle sérieusement
Chaque commune gère son dossier TAP mais la CDC vient en soutien financier à hauteur de 110 000 euros. Une belle enveloppe qui a soulevé plus d’une fois le débat au sein des élus communautaires.

Le sujet du retour à 4 jours a déjà été évoqué en bureau : « Et on va en parler sérieusement, assure Jean Gorioux le président d’Aunis Sud. Certaines communes se posent vraiment la question de repasser à 4 jours. Mais ce n’est pas une décision qui se prend à la légère et ce ne sera pas une décision des maires« . Il faudra en effet en discuter en conseil d’école avec un arbitrage final de l’Education Nationale. Pour la CDC, financièrement ça ne changera pas grand-chose : sans école le mercredi, les centres de loisirs prendront le relais et ils sont de compétence communautaire.

Aunis Atlantique : chacun pour soi
Pas question de revenir en arrière pour Sylvain Fagot, maire d’Andilly : « Les TAP font partie du projet éducatif territorial jusqu’en 2018« . À quelques kilomètres de là, Patrick Blanchard, maire de Longèves, n’hésitera pas à revenir à la semaine de 4 jours. Il s’était insurgé en 2015 en fermant sa garderie pendant trois jours, avec le soutien de l’intégralité du personnel communal. Même combat du côté de Marans où Thierry Belhadj devrait lui emboîter le pas. Denis Petit, maire de St-Jean-de-Liversay, déclare quant à lui « ne pas vouloir se précipiter« , mais il reconnaît que le bienfait escompté par la semaine de 5 jours n’a pas été ressenti sur sa commune.

Du côté de la CDC Aunis Atlantique, si le retour à la semaine de quatre jours devait être acté, les trois éducateurs sportifs qui interviennent dans les TAP seraient utilisés pour les temps scolaires d’enseignement, comme par le passé. Un choix de 4 ou 5 jours qui se fera donc commune par commune et qui s’annonce être un véritable casse-tête pour les parents.



Laissez un commentaire

Validez votre commentaire : * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.