L’invité : André Rousselot ressuscite un château fort

Publié le 23 mai 2018 | Actualité / L'invité de L'HEBDO / Une

André Rousselot et sa femme devant le château de Saint-Jean-d’Angle

Héritier d’un château médiéval presque oublié à Saint-Jean-d’Angle, André Rousselot s’est démené pour que l’histoire de ce fort sorte de l’oubli.

André Rousselot possède le château fort de Saint-Jean-d’Angle, une bâtisse du XIIe siècle qui permet au public de se plonger dans le Moyen Âge grâce à des costumes, des animations et une ambiance taillés sur mesure. Mais avant d’en arriver là, il a fallu construire cette histoire à partir d’une ruine.

Comment tout a commencé ?
Il y a déjà presque 22 ans, mon père a racheté cette ruine qui était un amas de ronces. C’est la végétation qui tenait encore la muraille. Après sept années de travaux, le château a été sauvé et maintenant, on a quelque chose qui, si on continue à l’entretenir, sera encore debout dans 800 ans.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette aventure ?
Notre père est décédé après avoir sauvé ce château. On s’était dit qu’on n’avait pas les moyens de l’entretenir, donc la seule solution était d’en faire quelque chose. On avait deux options : soit on essayait de le développer en tant que site de location, ou alors on l’ouvrait au public comme site touristique. Vu la taille du château, les salles étaient trop petites à nos yeux pour faire de la location puisqu’on ne pouvait accueillir que 60 personnes, donc on s’est orientés vers l’ouverture d’un site touristique.

Pourquoi l’ouvrir ?
Soit on l’ouvrait et on rentrait un peu d’argent, soit on aurait fini par le vendre. Ce n’était pas habitable, alors que voulez-vous en faire : y venir de temps en temps y passer la journée, même pas dormir ? On s’en serait lassé. Puis il y a le coût d’entretien : qui vient tondre ? Ou la mairie qui nous dirait qu’un arbre est tombé sur une voie et qu’il faut l’enlever, ce qui a un coût. Et les Monuments Historiques nous imposaient de l’ouvrir au moins 45 jours par an, donc il aurait fallu chaque année trouver quelqu’un qui l’ouvre pour faire 20 visiteurs, ce qui était une fois de plus à notre charge. Donc soit on arrivait à en faire quelque chose, soit on le vendait, mais ça aurait été moche vis-à-vis de mon père. Il s’est donné beaucoup de mal pour sauver ce château. Il fallait qu’il reste dans la famille.

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 17 mai.



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