L’invité : Jean-Guy Branger comme il ne s’est jamais livré

Publié le 24 janvier 2018 | Actualité / L'invité de L'HEBDO / Une

Jean-Guy Branger : « J’aime les Surgériens parce qu’à toutes mes élections ils ont répondu présent »

Jean-Guy Branger a été maire de Surgères, conseiller général et régional, député et sénateur. Derrière l’homme public se cache un engagement pour les autres.

Issu d’un milieu très modeste, Jean-Guy Branger s’est construit à la force du poignet avec l’envie de servir ses concitoyens. C’est par son engagement politique qu’il a traduit cette envie. Il revient sur celui pour Surgères.

Quelle est l’histoire du Jean-Guy enfant ?
Nous étions 6 enfants, 4 garçons et 2 filles, et nous avons grandi dans une famille pauvre, mon père était facteur de campagne à Cabariot. On dormait tous les 6 dans la même chambre. Papa et maman nous ont donné beaucoup d’amour. J’ai encore la voix de ma mère dans l’oreille, elle nous disait, « dans la vie il faut d’abord faire ses devoirs, et si vous les faites bien vous aurez peut-être des droits ».

Ce n’est pas une phrase anodine…
C’est encore dans mes oreilles et mon cœur. Elle nous disait aussi, « si vous travaillez bien, vous pourrez rentrer dans l’administration ». Ma mère n’a pas été à l’école, elle a été placée à 4 ans. Mon père a eu son certificat d’étude. Ils étaient tous deux intelligents. Tout ça, c’était un socle inébranlable de vérité qui incite à réfléchir.

Quelle scolarité avez-vous suivi ?
J’ai eu la chance d’avoir un instituteur qui utilisait la méthode Freinet intégrale. Ça forme un esprit. Il était très progressiste. J’ai été dans sa classe à 10 ans. Avant j’avais sa femme qui était un moulin à calottes, c’était autre chose. Lui, il faisait la classe du certificat d’étude, j’y suis resté 4 ans.

Et ensuite ?
Je voulais poursuivre mes études mais il fallait aller à Tonnay-Charente. J’étais journalier dans une ferme et je rentrais tard. Un soir, j’ai trouvé mes parents qui m’ont dit : « On n’a plus de sous, tu ne peux plus aller à l’école ». Et ils pleuraient. On a pleuré tous les trois.

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 18 janvier.