L’invité : Nicolas St-Lanne, pour l’amour de la musique

Publié le 14 janvier 2019 | Actualité / L'invité de L'HEBDO / Une

Nicolas Saint-Lanne commence à être connu en dehors de Rochefort mais reste fidèle à ses racines (©Christian Babin)

Nicolas Saint-Lanne, jeune Rochefortais de 21 ans, chante depuis son adolescence. Le chanteur amateur interprète des classiques du répertoire français.

Le 10 mars 2019, à l’occasion d’un concert à l’église Notre-Dame de Rochefort, le jeune homme sortira officiellement son premier livre-disque Des mots à portée de notes… graines de vie(s). Une œuvre composée de 54 de ses textes et de son album Le cœur à genoux, sortit le 8 décembre dernier.

Comment votre passion pour la chanson française est-elle née ?
Ça m’est vraiment venu par moi-même. Je n’ai pas eu particulièrement de chanteurs ou de passionnés de musique autour de moi. Un jour, j’ai entendu du Claude François à la radio et j’ai été séduit. Par la suite j’ai continué à écouter de la chanson française en possédant de plus en plus de disques, j’en ai plus de 400 aujourd’hui. Je crois que j’ai surtout écouté avant de chanter. Concernant la littéraire, tout petit j’ai vite été sensible aux paroles. Il y a tellement de textes magnifiques dans le répertoire français. En France nous avons des paroliers d’exception comme Cabrel ou Étienne Roda-Gil. Par la suite Serge Lama, Michel Sardou, Jacques Brel, Gilbert Bécaud sont venus interpeller ma sensibilité par leurs textes et musiques.

Comment vit-on une telle passion à un si jeune âge ?
C’est vrai qu’après avoir chanté sur des karaokés et avoir été repéré dès mon troisième cours de chant dans ma douzième année, j’ai chanté à un concert à Saujon sur Putain de temps de Michel Sardou. C’est assez atypique de chanter à 13 ans une chanson qui parle de nostalgie et du temps qui passe. Ce décalage, cette maturité, ça m’a parfois mis à part lors de l’adolescence. Mais chez moi, ma famille m’a toujours appris que la différence est une force. Je suis clairement un hypersensible, une éponge, ce n’est pas un handicap pour un artiste mais une chance. Lors de ce concert j’ai d’ailleurs été repéré par Robert Gacon, pianiste professionnel qui m’accompagne toujours aujourd’hui. La fidélité dans le monde de la musique c’est rare mais essentiel.

Pour en savoir plus lisez L’HEBDO du jeudi 10 janvier.



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