L’invitée : Bernadette Moriau, 70e miraculée de Lourdes

Publié le 16 mars 2019 | Actualité / L'invité de L'HEBDO / Une

Sœur Bernadette Moriau était atteinte d’une maladie irréversible dont elle souffrait de douleurs depuis 1966 (©Antoine Flament)

Sœur Bernadette Moriau est la 70e miraculée officielle de Lourdes. Atteinte d’une maladie irréversible, ses douleurs ont disparu après son retour d’un pèlerinage.

À 79 ans, sœur Bernadette Moriau a plutôt bon pied bon œil. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Pendant plus de 40 ans, cette religieuse franciscaine originaire du Nord de la France a souffert d’une maladie très handicapante. À tel point qu’elle en était devenue presque paralysée. Mais au retour d’un pèlerinage à Lourdes, toutes ses douleurs ont disparu de manière inexplicable. Un miracle qu’elle raconte dans un livre, Ma vie est un miracle (éd. JC Lattès), et dont elle est venue témoigner en l’église Saint-Sauveur de La Rochelle, mercredi 27 février.

Sœur Bernadette Moriau, pourquoi avez-vous choisi d’écrire ce livre ?
Ce n’est pas moi qui ai choisi, on me l’a demandé. Je n’aurais pas choisi d’écrire un livre. Cela m’a été proposé. Et comme l’évêque de notre diocèse a insisté, je l’ai fait.

De quelle maladie souffriez-vous ? Comment se caractérise-t-elle ?
C’était le syndrome de la queue-de-cheval (1), c’est-à-dire une atteinte presque totale des racines nerveuses de la colonne vertébrale lombaire et sacrée. Elle conduisait progressivement vers la paralysie. J’en ai souffert pendant 42 ans (de 1966 à 2008, N.D.L.R.). J’ai été mise en invalidité très vite et j’ai été obligée d’arrêter mon travail d’infirmière (en 1975, N.D.L.R.).

Êtes-vous allée à Lourdes dans l’espoir d’obtenir une guérison ? Quel était l’objet de votre pèlerinage dans la cité mariale ?
Non, pas du tout ! C’est mon médecin traitant qui, en me prescrivant une ordonnance de morphine que je prenais depuis 14 ans, m’a proposé d’aller à Lourdes avec les malades au mois de juillet. Je n’étais pas du tout dans l’idée de guérir. Je n’ai jamais pensé que je pouvais guérir. Je n’ai jamais prié pour la guérison. Car compte tenu de mon âge et de mon handicap, je ne l’aurais jamais demandé.

(1) Atteinte des racines nerveuses du bas du dos. Elle se caractérise par des douleurs et l’apparition de troubles sensitifs et moteurs. (2) Entretien réalisé le mercredi 20 février.

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 14 mars.



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