Matha : rencontre avec un apprenti heureux

Publié le 9 mars 2017 | Une / Vie quotidienne

Julien Renoux, le maître, et Jason Legros, l’élève, une association visiblement réussie et heureuse

Depuis octobre dernier, la MFR de Matha a ouvert une formation d’agent polyvalent de restauration. Une formation de 2 ans en alternance sanctionnée par un CAP. Pour en savoir plus, nous sommes allés au déjà réputé restaurant « Chez Julien » de Matha à la rencontre de Jason Legros et de Julien Renoux, son maître d’apprentissage. Voici ce qu’ils en disent.

Julien Renoux : « Pour moi, former des apprentis est très gratifiant à condition d’avoir des jeunes réceptifs en face. Ce n’est pas simple de signer un contrat, on ne sait pas à qui on va avoir affaire, s’il est sûr d’avoir choisi la bonne voie. D’autant plus que notre métier est dur. En septembre, les élèves n’avaient pas encore de contrat, la MFR les a accueillis sans patron. Pour éviter de leur faire perdre leur temps, le directeur les a placés en stage chez leurs éventuels futurs patrons. Une très bonne chose qui nous a permis de vraiment nous engager en connaissance de cause, Jason et moi. »

Jason Legros : « En sortant de troisième du collège, je savais déjà ce que je voulais. Une des raisons qui m’ont poussé vers la MFR, c’est la proximité de l’école et de mon employeur, c’est rassurant. Je n’ai aucun problème de déplacement ni en temps ni en frais. À l’école, tout est axé sur la cuisine de collectivité. Nous disposons sur le self des plats pré-cuisinés mais nous faisons aussi de l’élaboration. En même temps, les cours sont construits en partant du concret, du métier que j’apprends. Du coup, je suis plus à l’aise et j’ai fait de grands progrès dans les matières générales. Aujourd’hui, je suis vraiment sûr d’avoir trouvé ma voie. Mais je ne veux pas en rester là. Mon rêve c’est d’être pâtissier. »

Julien Renoux : « Certes le CAP d’agent polyvalent valide une formation très simple côté élaboration mais très forte pour les notions essentielles de stockage, gestion, hygiène… Alors que dans ma cuisine, je mets l’accent sur l’élaboration du plat… Mais le dialogue est constant avec la MFR autour de l’équilibre et de la progression entre les deux approches. Il y a un vrai suivi. En même temps il ne faut pas s’arrêter à ça. Ce CAP, j’insiste, permet d’abord d’être sûr d’avoir fait le bon choix. Dès la première année, l’apprenti reçoit un peu plus de 300 € par mois, le double en 2e année, c’est motivant à 15 ans. On peut s’en contenter ou le voir comme la première marche d’une carrière. La force de l’alternance version MFR, c’est la culture de l’ouverture et de l’accompagnement vers le haut. »

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