Mon jardin : à chaque usage sa vigne

Publié le 10 novembre 2019 | Vie quotidienne

Pour manger comme fruit ou pour vinifier ?

Les premières traces d’implantation de la vigne en Saintonge remontent à la fin du IIIe siècle. Depuis, et surtout au Moyen-Âge, elle a assuré la prospérité et la richesse de la région.

Alors, pourquoi ne pas suivre la tradition et en planter une vous aussi dans votre jardin ? Mais attention ! Vous allez devoir choisir le ou les cépage(s) en fonction de la destination de votre récolte.

Si vous envisagez de déguster votre raisin sous forme de fruits, vous rechercherez des variétés qui fournissent des baies à la pulpe ferme et croquante. Vous apprécierez également la faible quantité ou l’absence de pépin. Le muscat de Hambourg, l’Italia tiennent certainement en ce moment la vedette dans ce genre.

Si votre objectif consiste à produire du moût pour le convertir en vin ou en pineau, vous viserez des propriétés bien différentes. Car, même si la façon de travailler le jus de raisin influe considérablement sur le résultat final, un cépage mal adapté ne pourra jamais générer un breuvage de qualité satisfaisante.

Vous aurez besoin de variétés dont les grains sont assez petits pour être vinifiés. Ils devront révéler après transformation des arômes marqués et agréables en bouche. Leur peau devra être assez fine pour assurer la coloration correcte que l’on attend. Dans la région, les cépages traditionnellement plantés pour cet usage se résument à l’ugni blanc (pour le cognac), le colombard, le sauvignon, le chardonnay, le chenin, le merlot, le cabernet franc et le gamay.

Deux variétés, le chasselas et le muscat, offrent, malgré tout, une certaine polyvalence dans leur utilisation. Mais attention, leurs faibles acidités et leur teneur en alcool réduite induisent des vins qui ne se conservent pas.



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