Mon jardin : la période des chrysanthèmes

Publié le 30 octobre 2018 | Une / Vie quotidienne

Le jaune des chrysanthèmes égaie les tombes

Au Japon, où il est cultivé depuis l’Antiquité, le chrysanthème symbolise le plaisir et le bonheur. Considéré comme étant le plus noble des végétaux, il est utilisé comme symbole par l’Empereur et il est mis à l’honneur au mois de septembre appelé « kiku-zuki » soit littéralement « mois du chrysanthème ». Le 9 septembre, des festivals sont organisés dans tout le pays avec des expositions de petites poupées (« kiku-Ningyô ») habillées de cette plante.

En France, les chrysanthèmes sont surtout utilisés pour fleurir les tombes. Il n’y a que dans notre pays qu’on leur donne cette connotation mortuaire. Cette tradition remonte à 1919 quand Raymond Poincaré, alors Président de la République, a exigé que tous les monuments aux morts de France soient fleuris.

Les chrysanthèmes constituant une des rares familles de plantes à attendre que les jours raccourcissent pour fleurir massivement ont alors suscité un intérêt spectaculaire. La date où ils sont déposés sur les tombes s’est progressivement décalée du 11 novembre, jour de l’armistice de 1918, au 2 novembre, jour de la fête des morts.

Chaque année, on estime à 25 millions le nombre de pots de chrysanthèmes déposés sur les tombes en France. Certains d’entre eux, d’une beauté et d’une finesse intéressante, méritent pourtant une place au jardin. Plantés en pleine terre, les chrysanthèmes réclament peu de soin et d’entretien si ce n’est des arrosages réguliers.

Pour favoriser l’apparition de nouvelles fleurs, pensez juste à supprimer les fleurs fanées au fur et à mesure de leur avancée. Et qui sait ? Peut-être contribuerez-vous à relancer la mode du XIXe siècle qui consistait à offrir un bouquet de chrysanthèmes pour signifier son « amour absolu ».



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