Mon jardin : les champignons, ce n’est pas que dans les assiettes

Publié le 19 octobre 2019 | Vie quotidienne

Les champignons, un règne à part en botanique

On a tendance à les catégoriser en comestibles ou non. Et pourtant, le domaine des champignons fournit un sujet beaucoup plus vaste que ce seul aspect gastronomique. D’ailleurs, d’un point de vue botanique, ils ne sont pas classifiés parmi les plantes.

Ils constituent un règne à part entière, au même titre que les végétaux, les animaux, ou encore les bactéries. Leur particularité réside dans le fait qu’ils se révèlent incapables de se nourrir par leurs propres moyens. On les répartit en trois groupes en fonction de la stratégie qu’ils développent pour produire l’énergie nécessaire à leur survie.

Les champignons parasites s’attaquent aux êtres vivants et entraînent leur dépérissement ou leur mort. Les jardiniers peuvent se consoler des pertes qu’ils occasionnent en pensant à leur intérêt biologique : seuls les végétaux les plus forts résistent. Ils participent donc à la sélection naturelle des espèces.

Les champignons saprophytes ou saprotrophes jouent le rôle de décomposeurs. Ils recyclent les matières organiques mortes comme les feuilles, le bois, les cadavres et les excréments d’animaux pour les transformer en humus.

Les champignons mycorhiziens ou symbiotiques vivent en association avec un végétal. Le champignon se nourrit du glucose fabriqué par la plante. Elle, de son côté profite de l’eau, des sels minéraux et d’une protection contre les parasites que lui apporte le champignon. Le lichen constitue certainement l’un des exemples les plus concrets de ces échanges de bons procédés. Il constitue l’aboutissement d’une symbiose réussie entre un champignon et une algue. Lui garde son alliée humide alors qu’elle le nourrit. Aucun des deux ne pourrait vivre l’un sans l’autre dans la nature.



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