Mon jardin : les ronces, ces bienfaitrices

Publié le 13 septembre 2017 | Une / Vie quotidienne

Pour des raisons sanitaires, il est important de ne cueillir que les mûres situées à plus de 75 cm du sol

On adore leurs baies, les mûres, mais les ronces effraient les jardiniers quand elles investissent le jardin. En effet, leur caractère envahissant est incroyable mais dès que l’on connaît leurs nombreuses qualités, cette plante se révèle moins piquante qu’elle n’en a l’air.

La nature a horreur du vide, les ronces permettent à la végétation de coloniser les espaces dénudés pour les transformer en forêt. En effet, avec leurs épines acérées, elles fournissent une protection efficace au sol durant les premiers mois des arbres. Quand ceux-ci grandissent, ils forment de l’ombre qui, au fur et à mesure qu’elle s’allonge, repousse la ronce, toujours plus loin, en lisière de la toute nouvelle forêt.

Un roncier constitue un véritable écosystème à lui tout seul. De nombreuses espèces l’utilisent pour se protéger, se nourrir et se reproduire. Les mésanges adorent y nicher. Les tiges desséchées de la ronce, riches en moelle, servent d’abris à certains insectes et en particulier à certaines abeilles solitaires.

Au fil de l’histoire, l’homme a trouvé de nombreuses utilités à ce végétal. Au Moyen-âge, il était utilisé pour contribuer à la défense des châteaux forts. On utilisait ses jeunes feuilles séchées pour préparer de la tisane. Les tiges débarrassées de leurs épines servaient de ficelle et de lien. De nos jours encore, on en fait d’excellentes gelées.

Alors si certains pieds de ronce s’invitent dans votre jardin, ne les blâmez pas. Ce sont juste des plantes pionnières qui voudraient vous aider à transformer votre jardin en forêt luxuriante et vous combler de tous ses bienfaits !



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