Mon jardin : l’essaimage des abeilles

Publié le 26 avril 2018 | Une / Vie quotidienne

Le phénomène d’essaimage est tout à fait naturel

Au mois d’avril, il n’est pas rare d’observer une grosse boule d’abeilles accrochée dans un endroit parfois insolite. Il s’agit d’un phénomène tout à fait naturel, l’essaimage, qui assure la pérennité de l’espèce.

Une partie des individus quitte sa ruche d’origine et crée une deuxième colonie. La reine et une grande partie des ouvrières laissent derrière elle le couvain naissant et les cellules royales prêtes à éclore. Ce sont les ouvrières restantes qui s’en occuperont et qui favoriseront l’émergence d’une jeune reine. Cette reine vierge se fera féconder par de nouveaux mâles et assurera ainsi le renouvellement génétique de la colonie.

Plusieurs facteurs favorisent l’essaimage justement en ce mois d’avril. En sortie d’hiver, c’est l’époque où la reine pond beaucoup, jusqu’à 2 000 œufs par jour. Très vite, les naissances se multiplient et les alvéoles vides commencent à manquer, la chambre à couvain sature. Le besoin de place pousse la colonie à se diviser. De plus, âgée de plus d’un an, la reine produit moins de phéromones, ces hormones qui permettent aux abeilles de communiquer entre elles. Elles vont se sentir en quelque sorte orphelines et vont chercher à produire une nouvelle reine.

Les apiculteurs vigilants décèlent facilement les signes d’un essaimage imminent. Dans la ruche, ils constatent un plus grand nombre de cellules royales et une plus grande quantité de gelée royale. De nombreuses butineuses reviennent les pattes moins chargées de nectar et de pollen qu’habituellement car elles deviennent éclaireuses pour chercher un nouvel emplacement.

Si, au détour d’un chemin, vous découvrez un essaim, téléphonez à la mairie qui avertira un apiculteur.



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