Patrimoine : Églises en péril, comment les sauver ?

Publié le 14 février 2018 | Actualité / Le choix de L'HEBDO / Une

L’entrait de l’église de Moëze, une poutre majeure de la charpente, doit être remplacé au plus vite

De nombreuses églises se dégradent en Charente-Maritime. Les communes cherchent des solutions pour sauvegarder ce patrimoine historique, quitte à sacrifier d’autres projets.

Depuis le Concordat de 1802, les églises appartiennent aux communes. Si elles ne sont pas tenues de les entretenir, elles ont pourtant l’obligation d’effectuer des travaux pour les conserver puisqu’elles accueillent du public. Mais dans bien des cas, cette obligation pose problème car les édifices vieillissent et certains tombent, littéralement, en ruine.

Ainsi à Moëze, au sud de Rochefort, le pinacle avait été renversé par la tempête Xynthia en 2010. Le bloc de pierre avait traversé le toit et, certainement, endommagé une poutre majeure de la charpente, l’entrait. Si la commune a entrepris de réparer les dégâts, ce n’est qu’en 2016 qu’elle s’aperçoit que l’entrait est sur le point de céder. Des travaux d’urgence sont donc lancés pour un coût de 100 000 € « minimum », selon le maire, sur un budget de 393 000 € (chiffre 2014).

À Moragne, les premiers signes de détérioration sont aussi apparus fin 2017 après la chute d’une partie du plafond. Là encore, des travaux devront être conduits, même si le maire assure que le bâtiment « ne présente pas d’autres risques d’effondrement ».

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 8 février, disponible sur www.epresse.fr