Rochefort : les incendiaires finissent en prison

Publié le 20 mai 2017 | Faits divers / Une

Désœuvrés, David et Raphaël, deux jeunes adultes, la vingtaine et vivant à Rochefort, n’ont rien des bandits de grands chemins, même si leurs casiers judiciaires attestent de trois mentions chacun. Mais à croire que les peines de travail d’intérêt général (TIG) qu’ils avaient écopé auparavant ne les avaient pas suffisamment fait réfléchir. Car le jeudi 11 mai, c’est sous escorte des policiers qu’ils sont venus s’expliquer à la barre du tribunal correctionnel de La Rochelle.

Quatre jours plus tôt, les pompiers sont appelés pour éteindre un incendie de véhicule à Rochefort, vers 2 h 25 du matin. Un quart d’heure plus tard, les policiers interpellent le conducteur d’un scooter dont le passager venait de prendre la fuite en les apercevant. Dans le coffre de l’engin, ils découvrent un bidon qui sentait l’essence et font rapidement le lien avec le véhicule incendié. « Qui a eu l’idée ?« , a cherché à savoir le président Cyril Bousseron. Réponse collégiale des prévenus : « Nous deux !« .

“On ne s’entend pas trop mal

Assis sur le banc des parties civiles, Julien le propriétaire du véhicule, assisté de son curateur, ne semble pas bien comprendre l’enjeu des débats : « On ne s’entend pas trop mal en tant que voisin. Mais le coup de la voiture, ça ne m’a pas plus… Mais ça va peut-être changer maintenant« . Alors sous prétexte d’être venu quelques jours avant le fameux soir, emprunter un tire-bouchon à Julien, David aurait-il repéré où se trouvaient les clefs de son véhicule ? Le tribunal jugera que oui. Et rien de plus simple pour ces deux-là que de pénétrer dans le domicile de Julien, alors qu’il dormait et ne fermait jamais sa porte à clef. Quant au mobile : « On voulait aller faire un tour au Petit Marseille. Et puis si ensuite on a mis le feu, c’était pour ne pas laisser nos empreintes vu que l’on n’avait pas de gants« .

L’affaire est limpide pour le ministère public : « Ils ont profité de la faiblesse de la victime qu’ils connaissaient. Il manque juste la préméditation, même s’ils savaient où se trouvaient les clefs. » Et de requérir 6 mois ferme pour chacun assortis d’un mandat de dépôt. Le tribunal est allé au-delà. David et Raphaël ont été condamnés à 8 mois de prison. Ce dernier s’est également vu révoquer 2 mois de sursis. Le mandat de dépôt a été prononcé.



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