L’invité : Samuel Labarthe résout les Petits meurtres

Publié le 13 septembre 2018 | Actualité / L'invité de L'HEBDO / Une

Samuel Labarthe : « Cela fait plus d’un siècle qu’Agatha Christie nous régale avec ses histoires » (©Caroline Dubois)

À Saintes, jeudi 13 septembre pour présenter un épisode des Petits meurtres d’Agatha Christie, l’interprète du commissaire Laurence livre sa passion pour son métier.

Nous connaissons tous Samuel Labarthe grâce à son interprétation du cynique commissaire Swan Laurence. Mais cet acteur possède de multiples talents qu’il a mis au service du théâtre, du cinéma, de la télévision et du doublage. Lui qui nous a confié « ne pas avoir intéressé une génération de réalisateurs », gageons que le succès de cette série pourrait bien tout changer.

Comment décririez-vous votre personnage du commissaire Laurence ?
C’est vrai que c’est un personnage qui fait couler de l’encre parce qu’il n’est pas toujours très aimable. On est parti d’une sorte de copie du Dr House, un homme un peu ours, très autoritaire et exigeant envers lui-même et les autres. Cela fait plusieurs épisodes qu’on voit que cet homme a d’autres facettes. Il peut être sensible, tomber amoureux, triste.

Peut-on dire qu’il a une armure qui peut être brisée ?
Tout à fait. Je pense que plus on a une sensibilité à fleur de peau, plus on essaie de la cacher, surtout dans un métier où il faut rester froid et ne pas montrer ses émotions. C’est peut-être un homme qui a refoulé beaucoup de choses. Il a vu son père mourir petit garçon et s’en est accusé. C’est le seul policier à l’écran qui n’a jamais d’arme. Il les déteste, il essaye de démasquer par l’intelligence et utilise une bonne petite prise d’art martial… On a moins privilégié l’action à la James Bond sur les derniers épisodes mais c’est une chose qui marche bien.

Vous interprétez ce rôle depuis 2013, comment êtes-vous arrivé dans cette série ?
J’étais au théâtre, je jouais avec Isabelle Carré Pensées Secrètes de David Lodge, car j’ai tourné pas mal de films mais j’aime bien être sur les planches. Sophie Révil, la productrice était venue voir jouer Isabelle Carré et je crois qu’elle ne me connaissait pas vraiment. Elle a vu la pièce et a dit que ce serait « extraordinaire que Samuel passe des essais pour le commissaire Laurence« . Ils étaient en plein pari de reprendre une série qui était avec Antoine Duléry et Marius Colucci. Et la chaîne suivait ce pari courageusement. Alors j’ai vu arriver dans ma loge un immense metteur en scène avec de grosses lunettes, Éric Woreth, qui faisait tous les épisodes à l’époque. Il a dit « oui, c’est vrai pourquoi pas ». J’ai fait les essais avec Blandine Bellavoir. On s’est extrêmement bien entendu dès le début avec ce ping-pong au niveau du jeu, ces répliques vachardes. Combien de fois on m’arrête dans la rue pour me dire « soyez plus sympa avec Marlène » ou « soyez plus gentil avec Avril ». Les gens n’osent d’ailleurs pas trop s’approcher de moi (Rires). Ils le font avec beaucoup de précautions, de politesse, comme si j’allais les fustiger sur place d’un regard.

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 13 septembre.



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