L’invitée : Véronique Duval sort un livre sur les paysans bio

Publié le 31 octobre 2017 | Actualité / L'invité de L'HEBDO / Une

Véronique Duval :  « Il y a une grande poésie dans ces parcours »

C’est pour raconter la vie des paysans bio que la journaliste Véronique Duval à pris sa plume. Des témoignages loin du militantisme et fondamentalement humains.

Journaliste, élue de l’opposition à Surgères et membre d’EELV, Véronique Duval sort son premier livre : Rencontre avec des paysans remarquables – Cinq fermes biologiques et paysage. Loin d’un ouvrage militant, ce livre qui se lit comme un roman, raconte la vie de ces paysans qui nous nourrissent localement, et se nourrissent eux-mêmes de leur amour pour la terre.

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans l’aventure de ce livre ?
Ça fait des années que je voulais écrire un livre. J’écris depuis que je suis toute petite. Le journalisme a répondu à mon besoin mais j’avais envie d’une écriture au long cours et sur un sujet choisi. Le sujet s’est imposé à moi quand j’ai arrêté de travailler à Niort (Ndlr, en tant que rédactrice en chef d’un mensuel), j’ai pris une disponibilité. J’avais envie de faire tellement de choses que je me suis dit qu’il fallait que je choisisse. Je suis partie faire une retraite et dès le premier jour ça a été une évidence. J’allais écrire sur des paysans bio, ceux que je connais, sur la relation qu’ils ont développée entre eux et ce qu’ils ont apporté à ce territoire.

Pourquoi ces agriculteurs-ci ?
Ça fait des années que j’en connais certains, que je vois comment ils travaillent, leur engagement social avec une cohérence de choix qui m’a touchée. Ce sont des gens qu’on a envie de rencontrer. J’avais envie de les faire rencontrer à d’autres. Il y a ce lien aux personnes mais aussi ce lien au territoire.

C’est-à-dire ?
Je suis arrivée ici il y a 20 ans, j’ai beaucoup aimé les horizons, le ciel. Mais j’ai aussi vu cette campagne transformée en petite Beauce avec des haies ratiboisées, des arbres qui se font rares. J’ai peu à peu fait le lien avec l’agriculture, que le paysage était modelé par une certaine forme d’agriculture qu’on appelle agro-industrielle. J’ai pris aussi conscience du côté invisible du paysage, la pollution des sols, de l’air, de l’eau.

On sent l’envie de raconter l’histoire d’hommes et de femmes au-delà de leur métier…
En les écoutant, j’ai été touchée par la richesse de leur expérience, de leur attention à l’autre et à eux-mêmes et leurs familles. J’ai aussi eu envie d’écrire un livre qui s’adresse à tout le monde. Et j’ai eu envie d’une écriture de célébration, pas d’une écriture de polémique et de dénonciation -ce qu’il y a quand même un peu dans la 3e partie (rires)-. J’ai eu envie de célébrer ces paysans bio et à travers cette écriture, mon regard, j’ai eu envie de créer une rencontre avec le lecteur.



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