St-Germain-de-M. : l’asso Hand’Hippique veut gommer les différences

Publié le 12 mars 2015 | Chez nous / Surgères et alentours / Une

Malcom, cheval de trait d’une tonne, a également été l’invité de l’AG du Crédit agricole.

Malcom, cheval de trait d’une tonne, a également été l’invité de l’AG du Crédit agricole.

En créant l’association Hand’Hippique, en 2013, Françoise Yvernat et Sabine Schulten, de la Société hippique de La Gères, ont souhaité “gommer le handicap”.

Voici bientôt deux ans que l’association a été créée. À sa tête, Sabine Schulten, la présidente et infirmière diplômée d’État, et formée à la Fentac (Fédération nationale des thérapies avec le cheval), et Françoise Yvernat, propriétaire du Domaine de Tric-Tac, mais également de celui de Saint-Hilaire-la-Palud (Deux-Sèvres). Elle est diplômée d’État BEES 1, et qualifiée dans l’encadrement des personnes en situation de handicap. Elle est garante de la partie pédagogique, connaissance du cheval et sécuritaire.

L’association a été créée pour intervenir dans deux domaines principaux : le sport adapté, et la médiation équine. Lors de l’assemblée générale de la caisse du Crédit agricole de Surgères, l’association a reçu un don de 3 000 € (voir page 6). Ce don va lui permettre de réaliser son projet : proposer de la médiation équine ambulatoire. « C’est-à-dire proposer, dans les différentes structures et sur site, aux personnes en situation de handicap, des interventions personnalisées avec un cheval de trait et son attelage qui sera accessible aux fauteuils roulants, ou bien avec des poneys pour stimuler les sensations », expliquent de concert Sabine Schulten et Françoise Yvernat.

Pour ce projet, l’association avait besoin d’une calèche munie d’une rampe d’accès, afin de permettre de s’installer plus facilement mais aussi de pouvoir garantir la sécurité des personnes embarquées. « Elle doit pouvoir offrir la possibilité de fixer les fauteuils roulants. Il fallait aussi qu’elle garantisse le confort des personnes, en étant couverte, équipée de pneus et d’amortisseurs ».
Ce “système” ambulatoire permet aussi de toucher plus de gens, de diminuer les frais occasionnés pour les structures d’accueil (maisons de retraite, foyers d’hébergement). « Il assure en outre d’éviter tout stress pendant le transport des personnes à mobilité réduite, et les responsabilités endossées par les établissements, lors des transports ».

L’association voulait également proposer une activité originale, d’extérieur, conviviale et dynamisante. « Car le cheval est porteur de beaucoup de souvenirs pour les personnes âgées et de beaucoup d’imaginaire pour les plus jeunes. Sa présence ravive leur mémoire, car il offre des sensations déjà éprouvées : l’odeur du cheval, le bruit des sabots, la texture des cuirs, la chaleur de son poil ».

Et sans aucun doute, pour le respect de l’environnement : le cheval est équipé d’un sac à crottins pour laisser les espaces utilisés propres. Cela permet aussi de participer à la sauvegarde des races de chevaux. Notons qu’une telle calèche coûte 9 000 €. Outre le don de 3 000 €, l’association va solliciter le conseil général, le conseil régional, et les CDC du territoire.



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