Découvrez L'Hebdo de Charente-Maritime en illimité pour 1€ seulement Découvrir les offres

Le choix de L'HEBDO : comment fonctionnent les festivals ?

Actualités​. Pour assurer les préparatifs et leur financement, tous les festivals ne s'organisent pas de la même manière. Focus sur le Free Music et Un violon sur le sable.

Le choix de L'HEBDO : comment fonctionnent les festivals ?
Un violon sur le sable accueille près de 50 000 personnes chaque soir sur la plage de Royan.
[caption id="attachment_5066" align="alignnone" width="630"] Un violon sur le sable accueille près de 50 000 personnes chaque soir sur la plage de Royan.[/caption] Pour assurer les préparatifs et leur financement, tous les festivals ne s'organisent pas de la même manière. Focus sur le Free Music et Un violon sur le sable. Francofolies, Free music, Summer Sound, Un violon sur le sable… En Charente-Maritime, les rendez-vous musicaux ne manquent pas. Chaque année, les nombreux festivals du département accueillent plusieurs dizaines de milliers de spectateurs venus assister aux concerts de leurs artistes préférés. Des moments intenses dans une ambiance conviviale qui feraient presque oublier les longs mois de préparation que nécessitent de tels événements. Car derrière l’apparente décontraction se cache le travail de professionnels du spectacle qui doivent gérer la totalité de l’organisation, sur le plan logistique comme sur le plan économique. Associations ou sociétés privées Pour assurer le travail à l’année, chacun doit se structurer. Tous ne choisissent pas le même modèle. Dans certains cas, le festival opte pour le modèle associatif. C’est notamment le cas du Free Music de Montendre, géré par l’association A Donf. L’équipe est composée de six salariés et peut compter sur le soutien de 250 bénévoles durant l’événement. D’autres préfèrent opter pour le modèle privé. Le festival Un violon sur le sable à Royan est géré par Production 114, une société créée par Philippe Tranchet, fondateur et actuel président du festival royannais. Son entreprise compte quatre salariés. Elle est spécialisée dans l’organisation de concerts et de manifestations culturelles. Un statut qui ne permet pas à ceux qui ont choisi ce modèle de faire appel à des bénévoles, à moins d’obtenir une dérogation. Qui dit organiser, dit aussi assurer le financement et la logistique de l’événement. Si la billetterie constitue une part importante de leurs budgets, les festivals doivent compter sur l’appui des collectivités locales et de partenaires privés.Communes, villes et communautés de communes figurent généralement parmi les principaux soutiens. "Avec Montendre, nous avons mis en place une démarche écologique et sociale autour du lac", explique Samuel Vincent, président du Free Music. « Nous prenons des risques énormes » Un rapport de proximité qui n’est pas le même pour Un Violon sur le sable. "Le festival est une marque déposée. Nous passons un contrat avec la mairie de Royan en demandant une participation à hauteur d’une certaine somme. S’il y a un accord, l’événement aura lieu. Par contre, si nous ne sommes pas en mesure de le fournir, nous ne toucherons rien. Chaque année, nous prenons des risques énormes", explique Philippe Tranchet. Le département et la région peuvent également choisir d’octroyer une subvention à un festival s’il répond à un certain nombre de critères. Enfin, les partenaires privés peuvent être intéressés par le rayonnement de l’événement ou y trouver une complémentarité commerciale avec leurs propres produits. [caption id="attachment_5067" align="alignnone" width="630"] Nathalie Lanzi.[/caption] « On regarde l’envergure du festival » Chaque année, nombreux sont les festivals à envoyer leurs candidatures au Conseil régional pour recevoir une subvention. "En 2017 nous avons reçu 223 dossiers que nous sommes encore en train de dépouiller", explique Nathalie Lanzi, vice-présidente de la région Nouvelle-Aquitaine en charge de la culture. Pourtant, les conditions sont strictes. Les organisateurs doivent être reconnus par l’État comme des professionnels du spectacle et être titulaires d’une licence d’entrepreneur. L’événement doit durer au minimum deux jours. "On regarde également l’envergure du festival, le public visé et le budget qu’ils consacrent à leur communication", ajoute Nathalie Lanzi. La région veille également à ce que les festivals soient soutenus par différentes collectivités comme la ville ou le département. "On ne peut pas porter un événement tout seul. Nous ne donnerons jamais plus que ce que peut donner une ville", affirme la vice-présidente qui reconnaît toutefois que la région Nouvelle-Aquitaine doit réfléchir à de nouveaux critères de soutiens. "Nous avons conservé les mêmes que pour l’ancienne région Poitou-Charentes mais nous allons entamer une concertation avec les départements pour voir si on ne peut pas faire évoluer notre grille". Par ailleurs, d’autres secteurs comme la jeunesse peuvent également décider d’apporter un soutien à des manifestations culturelles. Deux dispositifs de soutiens départementaux Le Conseil départemental compte parmi les principaux appuis aux événements culturels. Le dispositif varie en fonction de l’envergure de la manifestation. Pour les communes de moins de 5 000 habitants, c’est le Fonds d’aide à la diffusion culturelle. Tout au long de l’année, une équipe d’animation du département repère des artistes qui sont ensuite proposés aux communes. Jusqu’à 50 % du prix du billet peut être pris en charge. Les festivals plus importants sont appuyés par le label Sites en scènes qui décide librement de soutenir ou non tel ou tel projet. Nuits romanes : pas de projet de remplacement cette année La suppression du festival Les Nuits romanes décidée il y a tout juste un an par la région Nouvelle-Aquitaine avait fait grand bruit. Financé en totalité par l’ex région Poitou-Charentes, le nouveau conseil régional n’a pas souhaité reconduire l’initiative. "Nous ne pouvions pas assumer un coût de 3,5 millions d’euros. La région Poitou-Charentes était trop endettée et il fallait les rembourser", affirme Nathalie Lanzi. Alors qu’un nouveau projet devait voir le jour en 2017, le Conseil régional a préféré repousser l’échéance. Un autre pourrait être présenté en 2018.

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

Abonnez vous au journal
Inscrivez vous à la newsletter
La météo locale
Le choix de L'HEBDO : comment fonctionnent les festivals ?