En septembre dernier, le tribunal judiciaire de La Rochelle n'avait pu tenir son audience solennelle afin de présenter les nouveaux magistrats affectés sur le ressort. Sa grande salle d'audience était en travaux tant sur le plan du changement de mobilier que de l'insonorisation.
"Les procédures papiers sont marginales"
Pour le procureur de la République Arnaud Laraize, le bilan est mitigé, sans pour autant verser dans le pessimisme : " Nous sommes dans l'attente d'une très forte concrétisation de la loi de programmation de 2023. Les autres tribunaux ont obtenu entre huit et dix magistrats en plus en moyenne. À La Rochelle, nous n'en avons obtenu que quatre. Il y a un magistrat au parquet pour quatre au siège. Ailleurs, c'est un pour deux ".
Malgré tout, la mise en place à la Rochelle a été une parfaite réussite : " Les procédures papiers sont marginales. Je souhaite que le tribunal obtienne une mention d'excellence pour sa certification pénale numérique ". Il est également question de l'utilisation de l'intelligence artificielle : " L'IA sera utile dans la traduction des procédures écrites dans une autre langue, mais également pour en résumer d'autres qui font plusieurs centaines de pages en quelques minutes ".
" Les attachés de justice sont venus renforcer le tribunal. Mais il faut plus de greffiers ", indique, quant à lui, le président Pierre Mesnard. À noter l'ouverture prochaine à Marans du neuvième point d'accès au droit en Charente-Maritime. Sans oublier la baisse drastique du délai d'audiencement et des violences conjugales notamment en secteur police (- 10 %). En 2026, les délinquants de la route ainsi que les trafiquants et consommateurs de stupéfiants seront encore plus dans le collimateur de la justice. " La cocaïne est partout dans le département, jusqu'au plus profond de nos campagnes", concluait Arnaud Laraize.
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