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Séisme. "On ne veut surtout pas que nos villages meurent"

Actualités​. Créé quelques semaines après le séisme du 16 juin, un collectif de sinistrés entend faire bouger les lignes et souhaite accompagner les habitants dans les démarches à entreprendre.

Séisme. "On ne veut surtout pas que nos villages meurent"
Matthieu Priez, président du collectif de sinistrés de La aligne et des villages alentour - © Amaury Legrand

Après le choc du séisme, les sinistrés ont très rapidement été confrontés aux interminables démarches administratives. C'est en partie pour les accompagner dans cette tâche que le collectif pour les sinistrés de La Laigne et des villages alentour a vu le jour à l'initiative de quatre citoyens, eux-mêmes impactés par la catastrophe.

"Face aux difficultés qu'on a tous pu rencontrer dès le départ, notamment avec les experts ou pour faire les déclarations, on s'est dit qu'il fallait s'unir pour pouvoir retomber sur nos pattes et retrouver des maisons conformes à ce qu'elles étaient avant le séisme", explique Matthieu Priez, le président du collectif qui travaille dans le milieu judiciaire. Et d'ajouter : "On a tous une particularité professionnelle qui nous permet d'appréhender assez facilement les contraintes liées aux sinistres."

Près de 200 adhérents

Ainsi, les autres membres fondateurs du collectif travaillent dans les assurances, la construction ou encore dans le secteur du bâtiment. Le petit groupe s'est également rapproché d'un avocat spécialiste en droit immobilier mais aussi d'experts. "Le but est de retrouver la sérénité et la quiétude de nos habitations", confie le père de famille dont la maison de la Grève-sur-Mignon est classée "rouge".

Entre 150 et 200 personnes ont adhéré au collectif qui tiendra une réunion publique le 9 septembre prochain à Ferrières-d'Aunis. "On veut être force de proposition auprès des autorités et des partenaires. Le but n'est pas d'être en opposition avec les assureurs, mais au contraire que tous les problèmes soient soulevés et traités", indique Matthieu Priez.

"On va examiner un maximum de dossiers"

L'association participe régulièrement à des réunions avec les collectivités locales et les services de l'État. "On va aussi demander des réunions hebdomadaires avec des représentants régionaux de chaque assurance pour soulever les différentes problématiques", annonce-t-il.

Aujourd'hui, la principale problématique "c'est que les gens ne connaissent pas leur contrat d'assurance". "Ce qu'on va faire, c'est qu'on va examiner un maximum de dossiers pour voir ce à quoi les gens ont droit et ce que les assurances leur proposent." Un constat s'impose : les choses traînent. D'autant que certains experts mandatés ne sollicitent pas toujours de bureau d'études structure, "ce qui est important dans le cas d'un séisme puisque c'est lui qui va déterminer la viabilité d'un projet de reconstruction ou de réhabilitation", soutient le président du collectif.

La deuxième difficulté concerne le relogement : "Des gens habitent dans leur habitation classée "rouge" ou "noir", d'autres vivent en caravane et ça risque de devenir compliqué à partir de la rentrée." Se pose également la question des personnes relogées dans les Deux-Sèvres : quid du ramassage scolaire pour les enfants ? Quid de la baisse des inscriptions dans les écoles ? L'inquiétude est de mise pour Matthieu Priez : "Qui dit baisse du nombre d'inscrits dans les écoles, dit baisse des subventions et des postes. Et ce qu'on ne veut surtout pas, c'est que nos villages meurent."

Réunion publique le 9 septembre à 10h au Pôle de services publics d'Aunis Atlantique (200 rue de la Juillerie à Ferrières-d'Aunis). Contact : collectifseisme lalaigne@gmx.fr

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