Trois hommes, dont un détenu du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, étaient poursuivis pour un trafic de cannabis et des violences commises en réunion à La Rochelle, le 15 mars 2022. Cette nuit-là, deux Parisiens se rendent dans le chef-lieu de la Charente-Maritime pour acheter près de dix kilos de cannabis.
Vers 1h du matin, les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) contrôlent deux personnes qui disent avoir été témoins d'une fusillade. En se rendant sur place, les fonctionnaires interceptent un véhicule dans lequel un homme a été blessé par balle. Il présente une plaie traversante au niveau de la cuisse, causée par une balle d'un calibre 7,65 mm, tirée par un pistolet type Mauser. Dans un garage, les policiers découvrent l'arme, un chargeur vide, 5 kg de résine de cannabis et 2 kg d'herbe. Lors d'une perquisition chez le tireur présumé, qui habite à La Rochelle, ils découvrent encore un peu plus d'un kilo de résine.
"Ce n'était pas lui mais un autre homme"
Et comme souvent dans les affaires de stupéfiants, c'est l'omerta. Sans donner le nom du commanditaire, les Parisiens reconnaissent être venus pour acheter de la drogue : "Nous devions remonter entre 5 et 10 kg de cannabis. Nous avons accepté pour effacer une dette de jeu." Mais très vite, le Rochelais, dont le casier judiciaire comporte 19 mentions, se rend compte que les Parisiens veulent le payer avec des faux billets. Une bagarre éclate et un coup de feu claque dans la nuit. Le trentenaire assure que ce n'est pas lui qui tenait l'arme, mais un quatrième larron. Les deux Parisiens ne chargent pas le Rochelais : "Ce n'était pas lui mais un autre homme." Alors qu'un témoin interrogé par les enquêteurs avait assuré l'inverse.
Le ministère public parle de grand banditisme : "Les faits sont graves. Les trois prévenus sont bien ancrés dans la délinquance." Des peines comprises entre deux et trois ans de prison sont requises. Le Rochelais a écopé de trois années de prison. L'un des deux Parisiens a écopé de deux ans non aménagés à l'audience. Enfin, le dernier prévenu a été condamné également à deux ans ferme, mais dont la moitié sous sursis probatoire. La partie ferme a été aménagée avec un bracelet électronique.
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