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Courçon. Le moulin de la minoterie coopérative est de nouveau opérationnel

Actualités​. Trois ans de travaux auront été nécessaires à la reconstruction du moulin, à l'origine bâti entièrement en bois et qui avait été ravagé par un incendie en février 2021.

Courçon. Le moulin de la minoterie coopérative est de nouveau opérationnel
La structure en bois entièrement ravagée par le feu a laissé la place à de la haute technologie - © Yannick Picard (CLP)

Le 18 février 2021, en à peine une heure, les flammes avaient entièrement ravagé le moulin de la minoterie coopérative du village construit en 1927. Trois ans plus tard, les parquets, poulies et conduits carrés en bois ont laissé place à un nouveau moulin high-tech, où se mêlent capteurs pneumatiques, forêt de tuyaux en inox et pilotage informatique. L'inauguration a eu lieu le vendredi 17 mai.

Très rapidement après le sinistre, la décision de reconstruire le moulin sur le même emplacement avait été prise. Les travaux de reconstruction ont débuté en décembre 2022. Les premières tonnes de farines sont programmées pour la fin de ce mois de mai.

Depuis 39 ans, Jean-François Appercé est l'un des deux meuniers du moulin - © Yannick Picard (CLP)

"Nous allons tester le moulin dans les jours à venir et relancer la production la semaine suivante", confie Jean-François Appercé, meunier à la minoterie coopérative de Courçon depuis 39 ans.

8,5 millions d'euros

La reconstruction du moulin a coûté 8,5 millions d'euros. L'assurance de la minoterie a financé ce chantier à hauteur de 5,1 millions d'euros. Le reste de la somme a été apporté grâce à un prêt contracté par la coopérative. "Cet investissement supplémentaire était nécessaire afin d'avoir un outil plus performant", précise Luc Servant. Un mal pour un bien selon le président de la minoterie coopérative : "Avant l'incendie, le moulin produisait 2 600 tonnes de farines par an. Avec ce nouvel outil, l'objectif est de 3 500 à 4 000 tonnes par an."

"Accompagner les boulangers"

L'objectif est la diversification, tout en restant dans des circuits ultracourts d'une quinzaine de kilomètres : "Notre objectif, dans une région concurrencée par plusieurs gros moulins, est d'accompagner les boulangers souhaitant se démarquer avec des produits de proximité à la carte, y compris sur de petits volumes", assure le président. Ce nouveau positionnement, rendu également possible grâce à un conditionnement repensé allant du sachet de 1 kg au sac de 5 kg de farine, associé au redimensionnement du moulin, devrait se solder par un accroissement de la part des blés transformés. Celle-ci passerait alors de 25 % à 50 % sous un an.

À noter l'installation de trois paires de meules en pierre et d'un système de moutures sur cylindres. Cette configuration vise une diversification de la production de farines conventionnelles et biologiques avec la possibilité également de travailler d'autres céréales, comme des petits et grands épeautres, des blés anciens ou du blé dur.

Certes ce nouvel outil de travail est plus performant, mais également beaucoup plus sécurisé. "L'incendie de 2021 est certainement dû à l'échauffement d'un roulement. Des étincelles ont mis le feu aux poussières de farine", pense Jean-François Appercé.

La sécurité, une priorité

Avec ce nouveau moulin fabriqué en Italie, la sécurité est la priorité au cours du processus de transformation du blé en farine. Le bâtiment est également mieux isolé. Le tamisage de la farine est particulièrement sécurisé et son transport se fait par air pulsé. La partie triage, nettoyage et humification du blé est optimisée. Notamment grâce à l'installation d'un trieur optique au niveau de la réception de la céréale. "Il est réglé suivant la couleur des impuretés. Avant c'était juste la taille. C'est beaucoup plus précis maintenant", précise le meunier courçonnais. Les conduites en inox, le transport pneumatique et l'aspiration des poussières limitent également l'installation des insectes. D'ailleurs, aucun des étages du moulin n'est équipé de fenêtres afin d'éviter la venue d'insectes. L'unité de transformation assure ainsi une production sans insecticide de stockage.

Biocarburants à base de colza

Par ailleurs, les camions de la minoterie coopérative utilisent des biocarburants à base de colza. Ce qui contribue à alléger l'empreinte carbone de son activité. Des panneaux solaires ont également été installés sur le toit des bâtiments.

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